Née pas très loin d’ici, à Péruwelz, en Belgique, Monique Lanzetta a été prise de passion pour le travail de la terre, elle en a appris les techniques il y a plus de quarante ans. C’est dans son pays d’origine, qu’elle a appris les rudiments en cours du soir par le biais d’ateliers. «C’est une passion à laquelle je reviens quand il se passe des changements dans ma vie », explique-t-elle. Ses sculptures en terre cuite sont réalisées selon le procédé très ancienne du colombin, dérivé de l’art pré-colombien, moyens encore de nos jours largement employée en Amérique du sud. Il s’agit d’assembler des boudins de terre les uns aux autres, ce qui évite le recours à un tour de potier.

Influencée par Maillol

Des hommes et des femmes, tout en rondeurs et en volumes : c’est une visite d’une exposition de Maillol qui a influencé le travail de Monique. Elle commence ses créations par le corps et termine par les extrémités. Si, au départ, ses statues étaient plutôt statiques, on remarque une évolution dans ses créations au fil du temps, car elle y introduit le mouvement. La terre que l’artiste utile provient de Saint-Aubin, en Belgique, où se situe une argilière.
Ses oeuvres partent ensuite pour la cuisson en direction des fours de la poterie de Ferrière-la-Petite, où certaines sont cuites a 1 250°C et deviennent de jolies statuettes en grès.
En 1987, Monique Lanzetta retrouve une amie photographe qui lui propose alors de s’associer pour faire une exposition, la première. Depuis, ses oeuvres ont voyagé un peu partout, notamment en Suisse, à Bruxelles, à Turin, mais aussi, et surtout, dans le Nord de la France, notamment dans le petit village de Féron, ou encore lors de la fête de la terre à Ferrière-la-Petite.

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